Depuis septembre 2025, le LPED est membre du collectif METISS « MEthodes créaTIves dans la recherche en Sciences humaines et SocialeS » qui regroupe trois autres labos: MESOPOLHIS, IREMAM et URMIS pour plus d'info: https://mesopolhis.fr/recherche/collectif-metiss/).
La prochaine rencontre du collectif aura lieu en hybride à la MMSH le 22 juin et Lama aura le plaisir de présenter son documentaire en cours « Sunu Makane ». L'après-midi aura également lieu une réunion d'organisation du séminaire du collectif et tous les membres du LPED intéressés à y participer sont les bienvenus. Si vous n'êtes pas disponibles mais que le collectif vous intéresse, n'hésitez pas à contacter Lama.
Inscription gratuite mais obligatoire auprès de : anne.tricot@univ-amu.fr
lien visio :
https://univ-amufr.zoom.us/j/85878677991?pwd=ZBT9iZVJe1VN3qUjpAFu4boeDTbaml.1
Lundi 22 juin 2026, (séance hybride), 10h-12h (salle PAF, MMSH Aix-en-Provence et en visio) le collectif METISS « MEthodes créaTIves dans la recherche en Sciences humaines et SocialeS » vous invite à rencontrer Lama Kabbanji chercheuse au LPED (IRD/AMU) autour d’une discussion sur la réalisation de son documentaire « Sunu Makane ».
Résumé :
Dans ce film, je parcours avec ma caméra les quatre coins du Sénégal, partout où l'on me dit que des Libanais sont passés, à la recherche d’une famille
libano-sénégalaise fantasmée. En compagnie de M. Basma, Sonia, Elie et Néné je comprends qu’il y a différentes façons de composer avec l’exil, le déracinement et l’identité, liées au parcours de chacune et chacun. Mon envie de faire ce film remonte à l'époque où j'étais encore étudiante et que j’ai
rencontré au Cameroun, pour la première fois, sa diaspora libanaise. J'étais alors trop jeune pour me confronter à cette histoire qui me touche
personnellement, puisque ma mère est née au Sénégal de deux parents libanais. Puis l’idée de faire un film se précise lorsque je ramène ma mère pour la
première fois dans son pays de naissance en 2019. Je commence alors à lui poser des questions... En vain. Je décide alors de repartir au Sénégal, cette
fois-ci, seule, trouver d’autres familles qui acceptent de me raconter leur histoire. Grâce à ces rencontres, j'arrive enfin à explorer de manière intime
des sujets qui me hantent depuis mon adolescence et mon exil du Liban : les questions d’identités multiples, d’exil et de transmission. Dans la vraie vie,
les membres de ma famille choisie ne se seraient jamais côtoyés car dans les sociétés cloisonnées que sont le Sénégal et «la communauté libanaise
imaginée», des personnes de classes sociales, d’obédience religieuse ou encore de cultures différentes n’ont pas beaucoup de chances de se rencontrer. C’est le film qui permet ce dialogue et ma présence derrière la caméra qui fait le lien. Ma force est celle de la transfuge. Je ne suis ni tout à fait d’ici ni
tout à fait d’ailleurs. Mes identités multiples et ma quête me permettent de naviguer entre ces sociétés dans la société et entre les personnages qui
seront acteurs de ce film.