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Le marché peut-il devenir une ressource pour l’ancrage territorial des productions locales ?

Sous-titre Les enseignements des foires à thème de Corse et du Maroc
Mots clés Corse Maroc
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  • #05
Résumé La notion de ressource spécifique s’est développée comme une alternative opérationnelle et conceptuelle à une approche fondée sur les avantages comparatifs. La combinaison de facteurs de production inimitables ailleurs, du fait de leur association à des entités, des savoirs et des procédés non substituables, devait, pensait-on, faire obstacle à toute standardisation. Le dispositif Indication Géographique français assurait dans cette perspective une garantie légale couplée à une légitimité locale par la responsabilité offerte aux producteurs de définir eux-mêmes
les produits, les cahiers des charges et les aires de production. Au nord comme au sud, de nombreux exemples montrent pourtant que la spécification des ressources et des produits ne parvient pas à faire obstacle à une standardisation des procédés pas plus qu’elle n’évite une captation de la réputation, laquelle ne sert pas mécaniquement l’ancrage des identités alimentaires. La communication prend pour objet des processus de relance de petites productions locales intégrées au système alimentaire traditionnel. Il montre de quelles façons les activités marchandes et particulièrement les foires et les marchés locaux ont constitué une force d’ancrage décisive dans la relance. L’article prend appui sur les marchés de foire de Corse et du Maroc. Les deux situations fortement contrastées mettent en évidence que la construction d’une ressource spécifique ne peut se réduire aux seuls « facteurs de production ». Les activités marchandes constituent un ressort majeur, bien que souvent ignoré, du processus de spécification et d’ancrage en couplant les pratiques productives aux pratiques d’usages des productions. Les cadres produits par l’économie des spécificités se trouvent ainsi augmentés par les nombreux apports de la sociologie des marchés.
Abstract A consequence of globalization on rural territories is the multiplication of ways and places for marketing agricultural production. Conventional as well as new markets (direct sales “on the farm”, direct sales shops, grocery store, specialized store, supermarkets, e-commerce, merchant place, etc.) presently coexist on the same territories. This new commercial configuration impacts on the relations between territorial and extraterritorial productions on the one hand, and on the relationship between territorial productions and territorial construction on the other hand. The diversity of marketing ways and places may favor the valorization of local specificities, but it may also weaken their territorial attachment by blurring references allowing products’ recognition and valorization. Starting from an analysis of market places and their contribution to the valorisation of local food production, we question territorial anchoring (and de-anchorage) processes. Our contribution relies on examples of fairs and markets in Morocco and Corsica. We mobilize such concepts as “territorial identity” and “reputation” to analyze adjustments or misalignments between local resources and local foods induced by marketing choices. We examine the
roles of these choices in the formation and organization of territorial identities that
are considered significant by professional communities and local populations. We also discuss the conditions that allow market activities becoming instruments of collective action and empowerment that can reinforce territorial anchoring. Among these conditions, the extent to which the
governance of market places facilitates –or not- the interaction between local communities, government institutions and public action appears to be central.
Année de publication 2020
Discipline
  • Géographie
  • Economie
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Entre fausse authenticité et innovation authentique : bilan de deux trajectoires des tapis de Taznakht (Haut Atlas marocain) et des Matmata Centraux (Sud-Est tunisien)

Mots clés Maroc Tunisie
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  • #05
Résumé Le tissage de la laine constitue au Maghreb une activité ancestrale essentiellement pratiquée par les femmes rurales berbères. Cette activité est, pour les familles, source de revenus complémentaires, notamment en milieu aride où l’agriculture et l’élevage sont particulièrement exposés aux aléas climatiques. Elle a toutefois, selon les régions, connu des évolutions différentes, déterminées par des conditions socio-économiques et environnementales particulières. Un travail de terrain réalisé en 2018 à Taznakht dans le Haut Atlas marocain et à Toujane - Béni Khédache dans les jebels Matmata tunisiens visait à mettre en évidence les spécificités de l’activité de tissage de tapis dans ces deux régions. Les résultats des enquêtes ont montré deux
trajectoires opposées ; la première se déclare « traditionnelle » en appliquant un savoir-faire
purement technique. Cette trajectoire, bien qu’elle soit suivie par la plus grande part des artisanes dans les deux terrains, ne respecte pas une démarche de production authentique et promeut notamment l’usage d’une laine bon marché et d’une coloration chimique ainsi que le recours à un vieillissement accéléré des tapis. Quant à la deuxième trajectoire, elle peut être qualifiée de « moderniste » et concerne un petit groupe de femmes appartenant à une association à Taznakht. Dans cette trajectoire, les artisanes en question appliquent un savoirfaire artistique qui respecte une démarche authentique mais qui, en cours de route, perd tout ancrage territorial et patrimonial par
rapport à la région. Entre l’une et l’autre de ces deux trajectoires, ces arrière-pays ont toujours
eu du mal à trouver la bonne recette leur permettant de conserver leurs connaissances, de les transmettre et innover afin d’assurer un développement économique des leurs habitants.
Abstract Wool weaving is an ancestral activity in the Maghreb that has long been practiced by rural Berber women. This activity has always been part of family strategies, particularly in the arid region, to deal with the harshness of environmental conditions (droughts, degradation of ecological systems, etc.) and the weakness and fragility of natural resources (water, soil, vegetation…). However, it followed a different trajectory in each region determined by specific socioeconomic and environmental conditions. It is in this context that we have undertaken in this work to compare between the activity of weaving carpets in two areas namely Taznakht in the Moroccan High Atlas and
Toujane - Beni Khédache in Tunisian Matmata mountain. Several interviews were carried out in the two fields in spring 2018 with the various stakeholders involved in this activity. The results showed two opposite trajectories; the first trajectory declares itself “traditional” by applying a purely technical know-how. This trajectory, although it represents the largest share of craftswomen in the two fields, unfortunately follows a not authentic approach to the production of carpets with in particular the use of cheap wool, its chemical coloring and the use of aging accelerated
carpets. As for the second trajectory, she declares herself «modernist» representing a small group of women belonging to an association in Taznakht. In this trajectory, the craftswomen in question apply artistic know-how which respects an authentic approach but which, along the way, loses all territorial and heritage roots in relation to the region. Between these two trajectories, these hinterlands have always struggled to find the right recipe allowing them to keep their knowledge, transmit and innovate it to ensure economic development for their inhabitants.
Année de publication 2020
Discipline
  • Géographie
  • Développement
  • Economie
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La rose du M’Goun

Sous-titre Un bon exemple pour réfléchir les relations entre ancrage, patrimonialisation et banalisation
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  • #05
Résumé Les dynamiques observées autour de la valorisation des produits issus de la rose dans la région de Kelâat M’Gouna constituent un bel observatoire pour les questions posées autour de la spécification, de l’ancrage et de la patrimonialisation car la rose est devenue un emblème de la région en même temps qu’un pivot de l’économie locale. La plupart des activités de transformation (distillation,séchage) sont effectuées sur place par des petits producteurs privés, des coopératives et unités industrielles. Si l’ancrage local, dans le territoire, est évident pour les deux premières catégories d'acteurs, il est plus questionnable pour la dernière car les trois unités se manifestent plutôt comme des enclaves isolées ne tissant que peu de liens avec leur environnement. Si l’on peut déceler un processus de construction patrimoniale à partir de cet élément du système agraire dont il faut connaître l’histoire, celui-ci est récent, et loin d’être collectif, ce qui pose la question de sa validité. Par ailleurs cette « patrimonialisation » est mise à profit pour créer une destination touristique autour de ce qui est appelé désormais « le pays de la rose », destination qui a du mal à émerger. Enfin, le succès des produits à base de rose a entraîné le développement de toute une « économie du faux », avec la multiplication des points
de vente qui proposent aux touristes de passage des produits « à la rose du M’Goun » fabriqués à base d’arômes chimiques. Le refus des autorités locales et de l’encadrement technique agricole à mettre en place des mesures qui permettraient de discerner le « vrai » du « faux » pose question.
Abstract The dynamics observed around the enhancement of rose products in the Kelâat M’Gouna region constitute a fine observatory for the questions raised around specification, anchoring and patrimonialization because the rose has become an emblem of the region at the same time as a pivot of the local economy. Most of the processing activities (distillation, drying) are carried out on site by small private producers, cooperatives and industrial units. While local anchoring in the territory is obvious for the first two categories of actors, it is more questionable for the last one because the three units manifest themselves more as isolated enclaves with few links to their environment. If we can detect a process of heritage construction based on this element of the agrarian system whose history must be known, it is recent, and far from being collective, which raises the question of its validity. Moreover, this «patrimonialization» is being used to create a tourist destination around what is now called «the land of the rose», a destination that is having difficulty to emerge. Finally, the success of rose-based products has led to the development of a whole «economy of the fake», with the multiplication of points of sale offering tourists passing through products «à la rose du M’Goun» made with chemical
flavours. The refusal of local authorities and the agricultural technical supervision to put in
place measures that would make it possible to discern the «true» from the «false» raises
questions.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Anthropologie
  • Ecologie
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Les spécificités locales et l’action publique dans les arrière-pays méditerranéens

Sous-titre Logique de muséification, mise en scène ou levier de développement ?
Auteur.e.s
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  • #05
Résumé De nombreuses régions rurales isolées du bassin méditerranéen apparaissent comme peu compétitives sur le plan agricole en raison d’importants aléas climatiques accentués par le manque d’infrastructures et la faiblesse des investissements antérieurs. Pour répondre aux enjeux politiques, sociétaux et environnementaux de ces territoires, les pouvoirs publics ont mis en place des politiques de développement basées sur la valorisation des spécificités locales, des savoir-faire locaux et plus généralement des produits de terroir en particulier pour les activités d’élevage. Pour comprendre les perspectives ouvertes par ces programmes, les documents programmatiques de plusieurs projets de développement de l’élevage sont analysés et confrontées aux attentes et perceptions des différents acteurs : les projets de relance du pastoralisme en Corse, le projet de développement de la filière lait de chèvre dans la région de Chefchaouen au nord du Maroc et de valorisation et de certification de la viande de chevreau du pays Haha dans l’arganeraie toujours au Maroc. Les différentes situations étudiées et comparées mettent en évidence que les spécificités mobilisées dans les projets s’appuient sur les représentations dominantes et quelquefois fantasmées de ces spécificités par la société civile. Ce faisant, ces représentations tendent à banaliser les caractéristiques de ces spécificités à les mettre en scène et à privilégier les images plus accessibles par le grand public. Dans ces
conditions, seule une appropriation de leurs spécificités par les acteurs locaux pourrait
favoriser leur autonomie d’action et susciter de véritables dynamiques durables.
Abstract Many isolated rural regions of the Mediterranean basin appear to lack competiveness in agriculture due to important climatic hazards accentuated by the lack of previous investments and infrastructures. To meet the political, societal and environmental challenges of these territories, the public authorities have implemented development policies based on the promotion of local
specificities, local know-how and more generally local products, in particular for local animal production. To understand the prospects opened up by these programs, we have analyzed the
programmatic documents of several livestock development projects and compared them with the expectations and perceptions of the various stakeholders:
- The projects on pastoralism in Corsica,
- The development project of goat milk and cheese in the Chefchaouen region in Northern Morocco
- The promotion and certification of kid meat from the Haha country in the argane tree area, still in Morocco.
The different situations studied and compared show that the projects have mobilized specificities based on the dominant and sometimes fantasized representations of these specificities by civil society. In doing so, these representations tend to trivialize the characteristics of these specificities and to favor and show only more accessible images for the public. In these conditions, only the appropriation of their specificities by local actors could promote their autonomy of action and generate real sustainable dynamics.
Année de publication 2020
Discipline
  • Agronomie
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Le lavandin à Oulmès (Plateau central marocain).

Sous-titre La trajectoire perturbée d’une spécificité en construction
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  • #05
Résumé Le lavandin, une culture introduite dans la région d’Oulmès par des étrangers, a mis longtemps avant d’être adoptée par les exploitants locaux et connaitre une extension sur plus d’un millier d’hectares. Récemment, son classement par les pouvoirs publics comme produit de terroir et l’identification des huiles qui en sont issues par un label AOP « Huile essentielle du lavandin d’Oulmès », explique l’intérêt que lui portent de nouveaux acteurs, pépiniéristes, collecteurs, artisans et industriels de la distillerie, issus de différentes régions du Maroc, ainsi que des opérateurs des plantes à parfums étrangers. Les uns et les autres se positionnent à différents niveaux de la filière, et cherchent chacun à tirer un avantage des produits d’une culture classée prioritaire dans le développement agricole de la région, et sur laquelle il y a une demande pressante des consommateurs. Cet article questionne le bien fondé d’un projet topdown qui tente d’ériger une culture révélée de l’extérieur au rang d’un produit spécifique,
créant ainsi une image simplifiée d’un territoire à la réalité complexe et doté d’autres éléments identitaires avec plus d’épaisseur historique.
Abstract The lavandin is a crop introduced into the region of Oulmès by foreigners; it took a long time before it was adopted by local farmers and extended to more than a thousand hectares. Recently, its classification by the public authorities as a local product and the identification of the oils resulting from it by a PDO label «Huile essentielle du lavandin d’Oulmès», explains the interest of new actors, nurserymen, collectors, craftsmen and industrialists of the distillery, from different regions of Morocco, as well as foreign aromatic plant operators. Both are positioned at different levels of the supply chain, each seeking to take advantage of the products of a crop that is a priority for agricultural development in the region. This article questions the validity of a top-down project that attempts to build a ‘traditional cultivation’ revealed from the outside as a specific product, thus creating a simplified image of a territory with high complexity, and occulting other identity elements with greater historical depth.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Ecologie
  • Urbanisme
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L’émergence de la culture du figuier de Barbarie en zone pré-saharienne marocaine

Sous-titre (Région de Sbouya-Sidi Ifni) Incidences paysagères et socio-territoriales
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  • #05
Résumé Si le figuier de Barbarie (« aknari ») fait l’objet d’une culture ancienne dans la région de Sidi Ifni, zone côtière aride du sud marocain reconnue pour ses fruits particulièrement juteux, elle a pris un essor considérable à partir de la fin des années 70, du fait – étonnamment – de la forte émigration de la population locale qui a vu dans cette culture ne nécessitant que peu d’entretien, un moyen d’affirmation foncière. Depuis les années 2000, différents produits issus du figuier de Barbarie (confiture, miel, infusion, huile de pépins) participent à la mise en dynamique d’une filière active. L’objectif de cet article est d’analyser comment l’émergence de spécificités locales du sud marocain peut permettre d’élargir la perspective sur des formes originales de gestion des milieux en zone aride, et ce à différents niveaux :
- Au niveau paysager, avec une emprise très forte la culture du figuier de Barbarie et des remontées biologiques sous-jacentes, et notamment la réapparition de l’arganier pouvant conduire, à terme, à l’établissement de parcs agroforestiers productifs très prometteurs
-Au niveau des systèmes de production, tout à fait originaux, basés sur la non présence à l’année des agriculteurs
- Au niveau des produits avec une diversification et des recherches de marchés non encore stabilisés
- Au niveau des dynamiques socio-territoriales et des enjeux qui y sont liés (installation d’usines de transformation, mise en place de réseaux et d’une filière).
Ces dynamiques sont porteuses à la fois d’incertitudes quant aux niveaux de pression exercé sur le milieu, aux différenciations socioéconomiques en cours et à la gouvernance de la filière en cours de formation, et de potentialités dans un cadre élargi associant activités économiques et lutte contre la désertification.
Abstract Prickly pear («aknari») has been cultivated for centuries in the region of Sidi Ifni, an arid coastal area of southern Morocco known for its particularly juicy prickly pear fruits. However, its cultivation has expanded considerably since the late 1970s, due - surprisingly - to the strong emigration of the local population who saw in this culture requiring little maintenance, a means of land affirmation. Since the 2000s, various products from the prickly pear (jam, honey, infusion, seed oil) have emerged and participated to the development of an active industry. The objective of this article is to analyze how the emergence of local specificities of southern Morocco such as prickly pear cultivation, can broaden the perspective on original forms of environmental management in arid zones, at different levels:
- At the landscape level, with a very strong influence on the cultivation of prickly pear and the underlying biological upwelling, particular with the reappearance of the argan tree, which could eventually lead to the establishment of very promising productive agroforestry parks
- In terms of production systems, which are completely original, based on the fact that
farmers are not present all year round
- At the product level with diversification and a market not yet stabilized
- In terms of socio-territorial dynamics and related challenges (installation of processing plants from outside, establishment of networks and a sector)
These dynamics bring both uncertainties regarding the levels of pressure exerted on the environment, the socio-economic differentiations under way and the governance of the sector undergoing training, and potentialities within a broader framework combining economic activities and the fight against desertification.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Ecologie
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Les spécificités des territoires hydrauliques des arrière-pays méditerranéens et leurs contributions éventuelles au développement local durable

Auteur.e.s
NumerosImpromptus
  • #05
Résumé Les territoires hydrauliques méditerranéens peuvent être décrits comme des espaces spécifiques où les écoulements naturels des eaux superficielles (et/ou souterraines) ont été modifiés par l’homme, aux moyens de dispositifs techniques permettant soit de capter, de transférer et de répartir des eaux rares, soit de faire face à des masses d’eau considérables, soit d’organiser la collecte des eaux des zones humides, leurs transferts et leurs exutoires. La gouvernance de ces territoires est souvent le produit d’une longue histoire étudiée sur plusieurs terrains au Maroc et au sud de la France. Elle se construit dans une confrontation quasi permanente entre des institutions locales impliquées dans la gestion quotidienne des réseaux et des autorités
politiques centrales porteuses de lois et de règlements nationaux. Pour rendre compte de la complexité des territoires hydrauliques, les questions de patrimonialisation des réseaux et des territoires permettent d’aborder l’avenir en intégrant la complexité et les interrelations. Le Musée Mohamed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc est un outil original pour mettre en scène, faire connaître les civilisations hydrauliques méditerranéennes et les mettre
en débat dans des contextes évolutifs.
Abstract Hydraulic territories can be described as specific spaces where the natural flows of surface water (and / or groundwater) have been modified by man, with technical devices that allow either to collect, transfer and distribute rare waters, either to deal with considerable bodies of water, or to organize the collection of water from wetlands, their transfers and their outlets. The governance of these territories is often the product of a long history, object of several fields studies in Morocco and south France. It is built in an almost permanent confrontation between local institutions involved in the daily management of networks and central political authorities carrying national laws and regulations. To explain the complexity of hydraulic territories, the questions of the heritage of the schemes allow us to approach the future by integrating the complexity and the interrelations. The Mohamed VI Museum for the civilization of water in Morocco is an original tool to show and make known the Mediterranean hydraulic civilizations and put them in debate in changing contexts.
Année de publication 2019
Discipline
  • Sociologie
  • Ecologie
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Y’a-t-il un processus de construction d’une spécificité territoriale autour du figuier de Barbarie dans les montagnes Ait Baâmrane (arrière-pays de Sidi Ifni) ?

NumerosImpromptus
  • #05
Résumé Dans les montagnes des Aït Baâmrane, arrière-pays de Sidi Ifni, le figuier de Barbarie est devenu une culture qui domine le paysage, impliquant une restructuration de l’espace et une reconfiguration des rapports au territoire et à ses ressources. C’est une culture qui, malgré ses fonctionnalités agropastorales et son intégration dans le système de culture des exploitations, ne correspond pas forcément à une vocation du milieu. Son origine étrangère est localement attestée, et son histoire racontée rappelle les phases de son enracinement, puis de sa révélation comme ressource et un produit de terroir valorisable sous le signe distinctif d’une IGP « Cactus des Aït Baâmrane » générateur de toute une filière agricole. Derrière cette transformation du rôle territorial du figuier de barbarie, nous relevons l’effet d’une politique publique qui tente d’en faire la spécificité du pays Aït Baâmrane, et le moyen de son développement. Or les dispositifs mis en place et qui convergeraient vers une mise en filière agricole générant une valeur ajoutée
partagée ne semblent pas aboutir. Tous les constats convergent pour souligner leur échec partiel, dans la mesure où la commercialisation continue à profiter aux négociants les plus entreprenants qui dominent le marché. Dans le milieu des exploitants, en amont, le figuier de Barbarie, génère des revenus importants certes, mais irréguliers, et dont le coût en termes de conflits sociaux, notamment fonciers, est aussi important. L’expérience des coopératives n’a pas connu, non plus, une réussite optimale, car elles sont soumises à la compétition des entreprises privées et des circuits de commerce informel. Cet article compte apporter un éclairage sur la trajectoire d’une culture qui après avoir été enracinée dans le territoire et constitue un élément dans le système des représentations sociales, peine à devenir une spécificité d’un espace délimité pour les besoins du développement local.
Abstract In the Aït Baâmrane mountains, hinterland of Sidi Ifni, the prickly pear tree has become a crop that dominates the landscape, implying a restructuring of space and a reconfiguration of the relationship to the territory and its resources. It is a crop which, despite its agropastoral functions and its integration into the farming systems, does not necessarily correspond to a vocation of the environment. Its foreign origin is locally attested, and the history recalls the phases of its rooting, then its revelation as a resource and a local product that can be promoted under the distinctive sign of a PGI «Cactus des Aït Baâmrane» that generates an entire sector. Behind this transformation of the territorial role of the prickly pear tree, we note the effect of a public policy that tries to turn it into a specific feature of the Aït Baâmrane region, and the way to its development. However, the measures put in place and which would lead to the creation of a sector generating a shared added value do not seem to be achieving results. All the observations converge to underline their partial failure, insofar as commercialization continues to benefit the most entrepreneurial traders who dominate the market. Among the farmers, the prickly pear tree generates significant but irregular income, the consequences of which in terms of social conflicts, particularly land conflicts, are also significant. The experience of cooperatives has not been as successful as it could have been, since they are subject to the competition of private companies and informal trade networks. This article intends to provide insight into the trajectory of a culture which, after being rooted in the territory and constituting an element in the system of social representations, is struggling to become a specific characteristic of a space demarcated for the goals of local development.
Année de publication 2019
Discipline
  • Ecologie
  • Agronomie
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La viande de chevreau de l’arganeraie : une spécificité embarrassante ?

Sous-titre Heurs et malheurs d’une initiative de certification
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  • #05
Résumé L’arganeraie marocaine, écosystème unique, producteur d’une huile au succès international, est considérée comme un écosystème « naturel » menacé par son utilisation pastorale. Cette vision est empreinte de fausses représentations car l’arganeraie d’aujourd’hui est le résultat d’une cohabitation multiséculaire entre l’homme, les animaux domestiques et les arbres. Les produits d’élevage caprin de l’arganeraie sont très réputés au Maroc pour leurs propriétés remarquables. Mais un projet de certification en IGP de la viande de chevreau de l’arganier a été rejeté en 2010 du fait des craintes des forestiers et des industriels de l’huile d’argan qui considèrent que qualifier le pastoralisme accentuerait les pressions sur la forêt. Les porteurs du projet d’IGP doivent désormais apporter des garanties de compatibilité de l’activité d’élevage avec un maintien des équilibres dans l’arganeraie. Nous proposons d’inscrire dans le cahier des charges un bouquet de 8 indicateurs de dégradation de l’arganeraie. Ce bouquet devra être éprouvé sur le terrain pour l’ajuster et concilier l’attribution individuelle d’une certification et la responsabilité collective du territoire. Si la spécificité de la viande de chevreau de l’arganier fait sens, son émergence se heurte à des visions trop sectorialisées qui oublient
que l’arganeraie est avant tout un système socio-écologique multifonctionnel base de
valorisation des pratiques traditionnelles.
Abstract The Moroccan argan forest, unique ecosystem producing an oil with international success, is considered to be a « natural » ecosystem threatened by its pastoral use. This vision is marked by misrepresentations as the argan forest of today is the result of a centuries-old cohabitation between humans, domestic animals and trees. Goat farming products are very famous in Morocco for their remarkable properties. But a PGI certification applied for the argan kid met was rejected in 2010 because of the fears of the foresters and argan oil firms who consider that qualify pastoralism would increase the pressure on the forest. The PGI project leaders must now show that the breeding activity is compatible with maintaining the ecological balance in the argan forest. We propose to include into the specifications a bunch of 8 indicators of degradation of the argan forest. Such indicators will have to be tested in the field to adjust and reconcile the individual allocation of certification and the collective responsibility of the territory. If the specificity of argan kid meat makes sense, its emergence is facing too sectorial visions forgetting that the argan forest is a multifunctional social-ecological system basis for traditional practices valuation.
Année de publication 2019
Discipline
  • Ecologie
  • Agronomie
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Politiques sociales, vieillesse et vulnérabilité au Maroc.

Sous-titre Dispositifs actuels et transformations en cours.
NumerosImpromptus
  • #04
Résumé Si en 2014 les personnes de 60 ans et plus représentaient 9,4 % de la population marocaine, elles devraient en représenter 23,2 % en 2050. Ce vieillissement rapide s’annonce dans un contexte où les inégalités et les déficits sociaux sont encore très présents et où les priorités des politiques sociales sont multiples. En matière de protection sociale des aînés, de nombreuses réformes sont à l’œuvre et la part de la population âgée couverte tend à augmenter. Néanmoins la qualité de cette couverture reste à améliorer, notamment en termes d’accessibilité et d’offre de soins adaptée. L’accueil en institution est pour l’heure exclusivement réservé aux personnes âgées démunies et sans soutien familial ; son organisation est en évolution depuis plusieurs années dans le but d’y améliorer les conditions d’accueil, mais le défi est de taille. S’ajoutent à ces évolutions de nouvelles initiatives de soutien aux personnes âgées démunies mais aussi le projet de création d’un observatoire national des personnes âgées. Ces initiatives témoignent de l’intérêt croissant des pouvoirs publics marocains à l’égard de la question de la vieillesse et du vieillissement.
Abstract Whereas in 2014, the Moroccan population comprised 9,4 % of persons aged 60 years or over, the proportion of older persons are expected to reach 23,2 % in 2050. This fast ageing process takes place at a time when inequalities and social deficits remain high and priorities are multiple. In terms of social protection for the older population, numerous reforms are on-going and the share of the aged population actually covered keeps increasing. Nevertheless, the quality of this coverage still requires to be improved, especially in terms of accessibility and care provision. Institutional care is for now exclusively limited to destitute older persons without family support; its organisation has been undergoing changes for the past few years in order to improve facilities, but it is a considerable challenge. Besides such changes, new initiatives of support for destitute older persons have been created as well as the project of setting up a national observatory of older persons. These initiatives show the growing commitment of the Moroccan public authorities regarding the aged population and the ageing process.
Année de publication 2018
Discipline
  • Démographie
  • Sociologie
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