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Repères démographiques et présentation climatique actuelle et future pour le monde méditerranéen

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  • #03
Résumé Le développement urbain est rapide et important dans les pays des façades orientale et méridionale du bassin méditerranéen. Associé à un climat présentant de longues séquences de temps calmes et clairs favorables à l’expression des facteurs géographiques locaux sur les basses couches de l’atmosphère, la climatologie urbaine devient un enjeu scientifique majeur pour les autorités. Le changement climatique est une source d’inquiétude supplémentaire car il renforce les contraintes de chaleur et de sécheresse, particulièrement dans les villes qui n’ont pas le temps d’adapter leurs équipements à cette nouvelle donne climatique.
Abstract Urban development is rapid and important in the countries of the eastern and southern frontiers of the Mediterranean basin. Associated with a climate with long sequences of calm and clear weathers favorable to the expression of local geographical factors on the lower layers of the atmosphere, urban climatology becomes a major scientific challenge for the authorities. Climate change is a source of additional concern because it reinforces the heat and drought constraints, particularly in cities that do not have the time to adapt their equipment to this new climatic situation.
Année de publication 2017
Discipline
  • Démographie
  • Climatologie
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Les parcs agroforestiers à frêne dimorphe des Aït M’hamed (Haut Atlas central)

Sous-titre Une spécificité locale bien gardée
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  • #05
Résumé Les parcs agroforestiers à frêne dimorphe (Fraxinus dimorpha) constituent des peuplements clairs spontanés assez rares dans l’Atlas marocain. Cet arbre endémique fournit un bois à la fois solide et souple, pour la fabrication des toits des maisons (poutres et perches), surtout un fourrage de qualité en automne. Dans la zone d’Aït M’Hamed (Haut Atlas central), ces peuplements sont régulièrement taillés selon des cycles très précis : pour un même arbre, exploitation en trognes tous les 4 ans ; puis conservation de certaines tiges bien droites pour être exploitées lors du cycle suivant (8 ans) comme perches, ou bien laissées encore pour qu’elles deviennent poutres. De même, les arbres surpâturés sont protégés par la construction de murets de pierres pour les préserver de la dent du bétail (« tahboucht » en Berbère). Les jeunes repousses sont alors sélectionnées et liées entre elles afin de s’anastomoser au cours du temps pour ne former qu’un seul gros tronc. Cette technique traditionnelle permet d’obtenir une augmentation de la productivité en feuilles fourragères de 31 % , par rapport à un arbre non anastomosé. Il s’ensuit la formation de paysages culturels singuliers. Cette spécificité relève à la fois de la matérialité (paysages, ressources arborées particulières) et de l’immatérialité (accumulation de savoirs et pratiques singulières, patrimoine culturel et technique), avec un ancrage territorial évident. Cependant, on se trouve ici dans un cas de construction de spécificités locales PAR et POUR une société locale, sans forcément une volonté formelle de spécification, mais qui a pour fonction première de répondre à des besoins locaux, et de participer à la résilience du système socio-écologique en soi.
Abstract The dimorphic ash (Fraxinus dimorpha) agroforestry parks are spontaneous, open stands that are quite rare in the Moroccan Atlas. This endemic tree provides both solid and flexible wood for the manufacture of house roofs (beams and poles), and an especially high-quality forage in autumn. In the Aït M’Hamed area (Central High Atlas), these stands are regularly pruned according to very precise cycles: for a same individual tree, pollarding every 4 years; and conservation of some very straight stems to be exploited during the next cycle (8 years) as poles, or left again so that they become beams. Another remarkable practice concerns the construction of low stone walls to protect overgrazed trees from the teeth of livestock («tahboucht» in Berber). The young regrowths are then selected and linked together to anastomose over time and constitute a single trunk. This traditional technique results in a 31% increase in forage leaf productivity compared to a non-anastomosed tree. This results in the formation of particular and functional cultural landscapes. This specificity is both material (landscapes, particular tree resources) and immaterial (accumulation of singular knowledge and practices, cultural and technical heritage), with an obvious territorial anchoring. However, we are here in a case of the construction of local specificities BY and FOR a local society, without necessarily a formal desire for specification, but whose primary function is to respond to local needs, and to participate in the resilience of the socio-ecological system in itself.
Année de publication 2019
Discipline
  • Ecologie
  • Agronomie
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Valorisation du zgougou (graines de pin d’Alep) dans le Haut Tell tunisien

Sous-titre Communautés collectrices et ancrage territorial
Auteur.e.s
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  • #05
Résumé Le développement récent de l’utilisation des graines du pin d’Alep, connu sous le nom du « zgougou », constitue un enjeu important pour la paysannerie tellienne (Tunisie centrale). L’absence de savoir-faire et d’expérience dans la majorité des autres forêts du Haut Tell que celles de la région de Makthar a abouti à des innovations dans les techniques d’exploitation mises en oeuvre par les communautés locales. De même, la surexploitation de la pinède de Kessra a incité les acteurs de la Commune d’Ouled Mrabet à s’organiser pour s’orienter vers l’exploration d’autres pinèdes. Leur interaction avec les communautés des forêts sous-exploitées a créé une certaine concurrence, qui a nécessité d’établir plusieurs formes de compromis avec les populations autochtones. L’absence
d’opportunités d’amélioration de revenus et l’absence d’embauches économiques dans la paysannerie ont affaibli l’ancrage à leur territoire des exploitants les plus expérimentés. Mais le recours inévitable aux avances auprès des commerçants et intermédiaires a cependant induit une structure compliquée d’exploitation et de commercialisation, entrainant des dépendances rarement en faveur des exploitants du zgougou. La commercialisation du produit et ses circuits de distribution sont encore discrets dans un contexte récent d’augmentation de la demande liée à son introduction dans l’industrie agroalimentaire et à l’extension de ses usages. Néanmoins, les reboisements étatiques réalisés à partir des années 1960, arrivés à maturité, offrent à la paysannerie tellienne des opportunités d’amélioration de leurs revenus grâce à l’exploitation du zgougou et permettent
d’envisager une espèce de symbiose entre les communautés forestières et les pinèdes si celles-ci sont gérées dans une optique de durabilité des ressources.
Abstract The recent development of Aleppo pine seeds named “zgoogoo”, represents an important challenge for the rural population of the tunisian High Tell. Its exploitation, limited for a long time to the forests surrounding Makthar, now concerns other forests as well. In the absence of knowledge or previous experience, local communities have innovated, with specific exploitation techniques.However, the overexploitation of Kessra’s pinewood has incited zgoogoo pickers from Ouled Mrabet to migrate to underexploited forests further away, where they found themselves in competition with local pickers. They had to compromise in various ways. The absence of other economic income raising opportunities weakened the territorial anchorage of the most experimented communities in favor of a specialization in zgoogoo exploitation. The loans given by zgoogoo traders, later remunerated by the product, built a complex structure of exploitation and
commercialization, rarely to the advantage of the pickers. The commercialization of zgoogoo and its paths of distribution are still discreet in a new context which is characterized by a rising demand related to the introduction of this product in the agro business industry by multinational firms and to the extension of its uses. When reaching maturity, the plantations offer a wealth of
zgoogoo, which has relatively ameliorated the incomes of the population and consequently has lead to a symbiosis between forests’ communities and pinewoods, that is when resources are managed in a sustainable way.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Anthropologie
  • Ecologie
  • Agronomie
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Les climats urbains et le changement climatique

Auteur.e.s
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  • #03
Résumé Les principales caractéristiques des climats urbains sont rappelées, en insistant sur les aspects méditerranéens, et sur la confusion fréquente sur les niveaux d’îlots de chaleur urbains (ICU), ainsi que sur les différents modes de mesure. Le futur et les adaptations au réchauffement sont évoqués.
Abstract Main features of urban climates are reminded, particularly concerning mediterranean aspects, insisting on frequent confusion of urban
heat island (UHI) height levels and on technical aspects of measurements. Future periods and adaptation to warming are evocated.
Année de publication 2017
Discipline
  • Géographie
  • Climatologie
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Le lavandin à Oulmès (Plateau central marocain).

Sous-titre La trajectoire perturbée d’une spécificité en construction
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  • #05
Résumé Le lavandin, une culture introduite dans la région d’Oulmès par des étrangers, a mis longtemps avant d’être adoptée par les exploitants locaux et connaitre une extension sur plus d’un millier d’hectares. Récemment, son classement par les pouvoirs publics comme produit de terroir et l’identification des huiles qui en sont issues par un label AOP « Huile essentielle du lavandin d’Oulmès », explique l’intérêt que lui portent de nouveaux acteurs, pépiniéristes, collecteurs, artisans et industriels de la distillerie, issus de différentes régions du Maroc, ainsi que des opérateurs des plantes à parfums étrangers. Les uns et les autres se positionnent à différents niveaux de la filière, et cherchent chacun à tirer un avantage des produits d’une culture classée prioritaire dans le développement agricole de la région, et sur laquelle il y a une demande pressante des consommateurs. Cet article questionne le bien fondé d’un projet topdown qui tente d’ériger une culture révélée de l’extérieur au rang d’un produit spécifique,
créant ainsi une image simplifiée d’un territoire à la réalité complexe et doté d’autres éléments identitaires avec plus d’épaisseur historique.
Abstract The lavandin is a crop introduced into the region of Oulmès by foreigners; it took a long time before it was adopted by local farmers and extended to more than a thousand hectares. Recently, its classification by the public authorities as a local product and the identification of the oils resulting from it by a PDO label «Huile essentielle du lavandin d’Oulmès», explains the interest of new actors, nurserymen, collectors, craftsmen and industrialists of the distillery, from different regions of Morocco, as well as foreign aromatic plant operators. Both are positioned at different levels of the supply chain, each seeking to take advantage of the products of a crop that is a priority for agricultural development in the region. This article questions the validity of a top-down project that attempts to build a ‘traditional cultivation’ revealed from the outside as a specific product, thus creating a simplified image of a territory with high complexity, and occulting other identity elements with greater historical depth.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Ecologie
  • Urbanisme
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Au pays du cèdre, l’ancrage territorial ravive le local. Cas de la Réserve de cèdres du Chouf

Mots clés Liban Méditerranée
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  • #05
Résumé Afin d’analyser la construction des liens d’un produit à son territoire, nous avons choisi d’étudier quatre exemples de la région montagneuse du Chouf au Liban. Ces exemples, qui mobilisent des produits relativement banaux mais qui font partie de la tradition locale, sont revendiqués par les acteurs comme des productions spécifiques à ce territoire. Suite aux mutations socioéconomiques et environnementales qui ont eu lieu durant les deux dernières décennies, les acteurs justifient la spécificité et l’ancrage de leurs produits dans le territoire par des liens construits, croisés, inventés ou réinventés. Nous examinons d’abord comment se construit ce « lien au territoire », c’est-à-dire, les manières dont les acteurs locaux élaborent et justifient l’ancrage territorial de leurs produits. Nous montrons ensuite que l’ancrage territorial de ces produits ne repose pas seulement sur la stratégie individuelle des producteurs, mais aussi sur celle de l’organisation territoriale (les nouveaux acteurs) et à travers la conception et la mise en place d’actions collectives unissant des producteurs, organisateurs territoriaux et consommateurs. Ainsi ces spécificités locales font l’objet d’une adéquation entre les trois sphères (celle des producteurs, celle des organisateurs territoriaux et celle des consommateurs) et contribuent au développement local du territoire.
Abstract In order to analyse the construction of the links of a product to its territory, we have chosen to study four examples from the Chouf mountainous region in Lebanon. These examples, which mobilize relatively commonplace products but which are part of the local tradition, are claimed by the actors as productions specific to this territory. Following the socio-economic and environmental changes that have taken place over the past two decades, the actors justify the specificity and anchoring of their products in the territory through links that have been built, crossed, invented or reinvented. We first examine how this «link to the territory» is constructed, i.e., the ways in which local actors develop and justify the territorial anchoring of their products. We then show that the territorial anchoring of these products is not only based on the individual strategy of producers, but also on that of the territorial organization (the new actors) and through the design and implementation of collective actions linking producers, territorial organizers and consumers. Thus, these local specificities are the subject of an adequacy between the three spheres (that of producers, that of territorial organizers and that of consumers) and contribute to the local development of the territory.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Anthropologie
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Les spécificités locales dans les arrière-pays méditerranéens, des mots pour des actes...et retour ?

NumerosImpromptus
  • #05
Résumé L’intérêt pour les arrière-pays n’est pas nouveau (Lacoste, 1965 ; Rist, 2007, Naciri 2016). Ces derniers sont souvent perçus comme des espaces en retard en termes de développement, qui subissent les influences des métropoles, sans bénéficier du dynamisme de ces dernières. Dans le monde méditerranéen, la catégorie d’arrièrepays est projetée sur les montagnes, et renvoie à la notion de marge désarticulée du reste de l’espace régional ou national en raison de l’enclavement, du sous équipement et de déficits en tout genre, en particulier démographiques et économiques, auquel ils sont confrontés. On peut même dire que selon un sens commun bien établi, les arrière-pays accumulent les problèmes qui en donnent une image négative par rapport à celle des métropoles. Il est certain que les retards sont bien réels, mais on ne peut simplement les attribuer à un déterminisme de la géographie et/ou de l’histoire...
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Ecologie
  • Agronomie
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L’émergence de la culture du figuier de Barbarie en zone pré-saharienne marocaine

Sous-titre (Région de Sbouya-Sidi Ifni) Incidences paysagères et socio-territoriales
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  • #05
Résumé Si le figuier de Barbarie (« aknari ») fait l’objet d’une culture ancienne dans la région de Sidi Ifni, zone côtière aride du sud marocain reconnue pour ses fruits particulièrement juteux, elle a pris un essor considérable à partir de la fin des années 70, du fait – étonnamment – de la forte émigration de la population locale qui a vu dans cette culture ne nécessitant que peu d’entretien, un moyen d’affirmation foncière. Depuis les années 2000, différents produits issus du figuier de Barbarie (confiture, miel, infusion, huile de pépins) participent à la mise en dynamique d’une filière active. L’objectif de cet article est d’analyser comment l’émergence de spécificités locales du sud marocain peut permettre d’élargir la perspective sur des formes originales de gestion des milieux en zone aride, et ce à différents niveaux :
- Au niveau paysager, avec une emprise très forte la culture du figuier de Barbarie et des remontées biologiques sous-jacentes, et notamment la réapparition de l’arganier pouvant conduire, à terme, à l’établissement de parcs agroforestiers productifs très prometteurs
-Au niveau des systèmes de production, tout à fait originaux, basés sur la non présence à l’année des agriculteurs
- Au niveau des produits avec une diversification et des recherches de marchés non encore stabilisés
- Au niveau des dynamiques socio-territoriales et des enjeux qui y sont liés (installation d’usines de transformation, mise en place de réseaux et d’une filière).
Ces dynamiques sont porteuses à la fois d’incertitudes quant aux niveaux de pression exercé sur le milieu, aux différenciations socioéconomiques en cours et à la gouvernance de la filière en cours de formation, et de potentialités dans un cadre élargi associant activités économiques et lutte contre la désertification.
Abstract Prickly pear («aknari») has been cultivated for centuries in the region of Sidi Ifni, an arid coastal area of southern Morocco known for its particularly juicy prickly pear fruits. However, its cultivation has expanded considerably since the late 1970s, due - surprisingly - to the strong emigration of the local population who saw in this culture requiring little maintenance, a means of land affirmation. Since the 2000s, various products from the prickly pear (jam, honey, infusion, seed oil) have emerged and participated to the development of an active industry. The objective of this article is to analyze how the emergence of local specificities of southern Morocco such as prickly pear cultivation, can broaden the perspective on original forms of environmental management in arid zones, at different levels:
- At the landscape level, with a very strong influence on the cultivation of prickly pear and the underlying biological upwelling, particular with the reappearance of the argan tree, which could eventually lead to the establishment of very promising productive agroforestry parks
- In terms of production systems, which are completely original, based on the fact that
farmers are not present all year round
- At the product level with diversification and a market not yet stabilized
- In terms of socio-territorial dynamics and related challenges (installation of processing plants from outside, establishment of networks and a sector)
These dynamics bring both uncertainties regarding the levels of pressure exerted on the environment, the socio-economic differentiations under way and the governance of the sector undergoing training, and potentialities within a broader framework combining economic activities and the fight against desertification.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
  • Ecologie
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La valorisation des produits pastoraux dans les arrière-pays méditerranéens, entre mythe et réalité.

Sous-titre Le cas de la laine de mouton dans les Matmata (Sud-Est tunisien)
Auteur.e.s
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  • #05
Résumé La laine est un produit pastoral qui a été utilisé de manière artisanale dans la plupart des régions tunisiennes spécialisées dans l’élevage ovin, pour répondre aux besoins familiaux en habits et en couvertures. Cet usage a pris des formes et des outputs spécifiques ce qui a permis parfois de révéler une identité locale, comme par exemple dans les Matmata. Il s’en est suivi une tradition de commercialisation des produits issus de la laine. Cependant, depuis 2011 date de la révolution tunisienne, cette activité a été victime d’une conjoncture politique et économique défavorable. Afin d’étudier cette situation, une trentaine d’enquêtes ont été réalisées auprès des familles des jebels Matmata qui exploitent la laine et commercialisent ses produits. Ces enquêtes ont été par la suite complétées par une vingtaine d’entretiens réalisés auprès des acteurs locaux intervenant dans la commercialisation des tapis. Ce travail a permis de différencier entre une première activité de tissage que nous appelons « formelle » et qui concerne uniquement le tissage du tapis. Elle est soutenue par l’État de l’amont à l’aval, même si elle concerne très peu de femmes faute de moyens et d’écoulement des produits sur le marché. La deuxième activité est « marginalisée » par l’Etat et concerne tous les autres produits issus de la laine comme les habits et les couvertures et est pratiquée avec plus ou moins d’intensité par a majorité des femmes de la région. Dans les deux cas, nos enquêtes ont permis de se rendre compte de l’amère réalité économique de cette activité depuis 2011. Plusieurs femmes à Béni Khédache ont fermé leurs ateliers auparavant prospères, des commerçants à Djerba ont changé de métier. Ce secteur considéré jusqu’il n’y a pas longtemps comme un moteur de développement local, se trouve aujourd’hui dans une vraie crise.
Abstract Wool is a pastoral product that has been used in an artisanal way in most Tunisian regions specialized in sheep farming, to meet family needs in clothes and blankets. This exploitation of wool has taken some specific forms and outputs, which has sometimes made it possible to reveal a local identity; such as in the Matmata mountains. However, and since 2011, the date of the Tunisian revolution, this activity has been the victim of an unfavorable political and economic circumstance. In order to study this situation, around thirty surveys were carried out among the families of the Matmata Mountains who exploit the wool and market its products. These surveys were then supplemented by around twenty interviews with local actors involved in the marketing of carpets. This work made it possible to differentiate between a first weaving activity that we call «formal» and which concerns only the weaving of the carpet. It is highly supported by the Government, but concerns very few women register due to lack of economical means and the flow of products on the market. The second activity is «marginalized» by the Government and concerns all other wool products such as clothes and blankets, and is implemented with more or less intensity by most of women pf the region. In both cases, our surveys have revealed the hard economic reality of this activity since 2011. Several women in Beni Khédache have closed their once prosperous workshops, while Djerba traders in Djerba have changed their trade. This sector, considered until recently as a locomotive of local development, is today in a real crisis.
Année de publication 2019
Discipline
  • Géographie
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Evaluation de la sensibilité littorale à l’érosion en France méditerranéenne dans un contexte de changement climatique

NumerosImpromptus
  • #03
Résumé Un tiers de la population française se concentre sur les zones côtières méditerranéennes (Eurostat, 2012), qui accueillent de grands centres urbains ainsi que des activités telles que le tourisme. Or, les villes densément peuplées du littoral méditerranéen français sont confrontées à des risques notamment en raison de l’élévation du niveau de la mer qui devrait augmenter entre 7 et 12 cm au cours du 21ème siècle (Gualdi et al., 2013). L’objectif principal de ce travail est donc de déterminer les zones côtières les plus sensibles à l’érosion à partir d’un indice de sensibilité (ISC) qui repose sur 6 variables : la géomorphologie, la pente côtière, l’élévation relative du niveau de mer, le changement du littoral, l’amplitude moyenne de la marée et la hauteur de vague significative (Shaw et al,. 1998). Cette étude est réalisée à l’échelle régionale pour la France méditerranéenne à partir de données gratuites et/ou libres. La cartographie issue de nos travaux montre que 45,7 % de la zone d’étude appartient à la catégorie de sensibilité très élevée. Cette étude donne un aperçu de la sensibilité littorale à l’érosion en France méditerranéenne afin de mieux anticiper les changements à venir et les intégrer dans les aménagements des villes méditerranéennes.
Abstract A third of the French population is concentrated in the Mediterranean coastal areas (Eurostat,2012) that host large urban centers, as well as activities such as tourism. The densely populated cities in the French Mediterranean coast face particular risks because of an anticipated sea level rise, that is expected to increase between 7 to 12 cm in the 21st century (Gualdi et al., 2013) . The main objective of this work is to determine the most sensitive to erosion coastal regions from a Sensitivity Index (CSI) based on six variables: geomorphology, coastal slope, sea-level rise, shoreline displacement, mean tidal range and significant wave height (Shaw et al., 1998). This study was conducted at the regional level of Mediterranean France from free and / or open data. The outcome of our work shows that 45.7% of the study area belongs to the very high sensitivity category. This study provides an overview of sensitivity to coastal erosion in Mediterranean France in order to better anticipate to future changes and incorporate them into the amenities of the Mediterranean cities.
Année de publication 2017
Discipline
  • Géographie
  • Climatologie
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Le concept de «Time of emergence» appliqué aux températures maximales d’été sur le bassin méditerranéen

Auteur.e.s
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  • #03
Résumé Dans le contexte de l’adaptation des sociétés au changement climatique se pose la question du moment à partir duquel la tendance au réchauffement deviendra significative par rapport à la variabilité naturelle du climat. C’est le concept de « time of emergence » (Toe). Dans cette étude, ce moment est défini à partir des températures maximales estivales moyennes sur le bassin méditerranéen, selon une trajectoire probable de forte augmentation des gaz à effet de serre (RCP 8,5). La cartographie obtenue montre que la période se situe autour de 2040-2050 sur le bassin oriental et de 2060-2070 sur le bassin occidental. Parallèlement, sur l’ensemble de la rive nord, les jours très chauds pourraient devenir de plus en plus fréquents en été.
Abstract The time at which the signal of climate change emerges from the noise of natural climate variability is called “time of emergence”. This time is analyzed here based on summertime mean maximum temperature in the Mediterranean basin for RCP 8.5 scenario. This time would be around 2040-2050 (2060-2070) in the eastern (western) basin. In the whole northern Mediterranean basin, the 90th percentile of summertime maximum temperature could increase almost twice faster than the 10th percentile of summertime maximum temperature for the period 2006-2100.
Année de publication 2017
Discipline
  • Climatologie
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Les spécificités des territoires hydrauliques des arrière-pays méditerranéens et leurs contributions éventuelles au développement local durable

Auteur.e.s
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  • #05
Résumé Les territoires hydrauliques méditerranéens peuvent être décrits comme des espaces spécifiques où les écoulements naturels des eaux superficielles (et/ou souterraines) ont été modifiés par l’homme, aux moyens de dispositifs techniques permettant soit de capter, de transférer et de répartir des eaux rares, soit de faire face à des masses d’eau considérables, soit d’organiser la collecte des eaux des zones humides, leurs transferts et leurs exutoires. La gouvernance de ces territoires est souvent le produit d’une longue histoire étudiée sur plusieurs terrains au Maroc et au sud de la France. Elle se construit dans une confrontation quasi permanente entre des institutions locales impliquées dans la gestion quotidienne des réseaux et des autorités
politiques centrales porteuses de lois et de règlements nationaux. Pour rendre compte de la complexité des territoires hydrauliques, les questions de patrimonialisation des réseaux et des territoires permettent d’aborder l’avenir en intégrant la complexité et les interrelations. Le Musée Mohamed VI pour la civilisation de l’eau au Maroc est un outil original pour mettre en scène, faire connaître les civilisations hydrauliques méditerranéennes et les mettre
en débat dans des contextes évolutifs.
Abstract Hydraulic territories can be described as specific spaces where the natural flows of surface water (and / or groundwater) have been modified by man, with technical devices that allow either to collect, transfer and distribute rare waters, either to deal with considerable bodies of water, or to organize the collection of water from wetlands, their transfers and their outlets. The governance of these territories is often the product of a long history, object of several fields studies in Morocco and south France. It is built in an almost permanent confrontation between local institutions involved in the daily management of networks and central political authorities carrying national laws and regulations. To explain the complexity of hydraulic territories, the questions of the heritage of the schemes allow us to approach the future by integrating the complexity and the interrelations. The Mohamed VI Museum for the civilization of water in Morocco is an original tool to show and make known the Mediterranean hydraulic civilizations and put them in debate in changing contexts.
Année de publication 2019
Discipline
  • Sociologie
  • Ecologie
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Y’a-t-il un processus de construction d’une spécificité territoriale autour du figuier de Barbarie dans les montagnes Ait Baâmrane (arrière-pays de Sidi Ifni) ?

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  • #05
Résumé Dans les montagnes des Aït Baâmrane, arrière-pays de Sidi Ifni, le figuier de Barbarie est devenu une culture qui domine le paysage, impliquant une restructuration de l’espace et une reconfiguration des rapports au territoire et à ses ressources. C’est une culture qui, malgré ses fonctionnalités agropastorales et son intégration dans le système de culture des exploitations, ne correspond pas forcément à une vocation du milieu. Son origine étrangère est localement attestée, et son histoire racontée rappelle les phases de son enracinement, puis de sa révélation comme ressource et un produit de terroir valorisable sous le signe distinctif d’une IGP « Cactus des Aït Baâmrane » générateur de toute une filière agricole. Derrière cette transformation du rôle territorial du figuier de barbarie, nous relevons l’effet d’une politique publique qui tente d’en faire la spécificité du pays Aït Baâmrane, et le moyen de son développement. Or les dispositifs mis en place et qui convergeraient vers une mise en filière agricole générant une valeur ajoutée
partagée ne semblent pas aboutir. Tous les constats convergent pour souligner leur échec partiel, dans la mesure où la commercialisation continue à profiter aux négociants les plus entreprenants qui dominent le marché. Dans le milieu des exploitants, en amont, le figuier de Barbarie, génère des revenus importants certes, mais irréguliers, et dont le coût en termes de conflits sociaux, notamment fonciers, est aussi important. L’expérience des coopératives n’a pas connu, non plus, une réussite optimale, car elles sont soumises à la compétition des entreprises privées et des circuits de commerce informel. Cet article compte apporter un éclairage sur la trajectoire d’une culture qui après avoir été enracinée dans le territoire et constitue un élément dans le système des représentations sociales, peine à devenir une spécificité d’un espace délimité pour les besoins du développement local.
Abstract In the Aït Baâmrane mountains, hinterland of Sidi Ifni, the prickly pear tree has become a crop that dominates the landscape, implying a restructuring of space and a reconfiguration of the relationship to the territory and its resources. It is a crop which, despite its agropastoral functions and its integration into the farming systems, does not necessarily correspond to a vocation of the environment. Its foreign origin is locally attested, and the history recalls the phases of its rooting, then its revelation as a resource and a local product that can be promoted under the distinctive sign of a PGI «Cactus des Aït Baâmrane» that generates an entire sector. Behind this transformation of the territorial role of the prickly pear tree, we note the effect of a public policy that tries to turn it into a specific feature of the Aït Baâmrane region, and the way to its development. However, the measures put in place and which would lead to the creation of a sector generating a shared added value do not seem to be achieving results. All the observations converge to underline their partial failure, insofar as commercialization continues to benefit the most entrepreneurial traders who dominate the market. Among the farmers, the prickly pear tree generates significant but irregular income, the consequences of which in terms of social conflicts, particularly land conflicts, are also significant. The experience of cooperatives has not been as successful as it could have been, since they are subject to the competition of private companies and informal trade networks. This article intends to provide insight into the trajectory of a culture which, after being rooted in the territory and constituting an element in the system of social representations, is struggling to become a specific characteristic of a space demarcated for the goals of local development.
Année de publication 2019
Discipline
  • Ecologie
  • Agronomie
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La viande de chevreau de l’arganeraie : une spécificité embarrassante ?

Sous-titre Heurs et malheurs d’une initiative de certification
NumerosImpromptus
  • #05
Résumé L’arganeraie marocaine, écosystème unique, producteur d’une huile au succès international, est considérée comme un écosystème « naturel » menacé par son utilisation pastorale. Cette vision est empreinte de fausses représentations car l’arganeraie d’aujourd’hui est le résultat d’une cohabitation multiséculaire entre l’homme, les animaux domestiques et les arbres. Les produits d’élevage caprin de l’arganeraie sont très réputés au Maroc pour leurs propriétés remarquables. Mais un projet de certification en IGP de la viande de chevreau de l’arganier a été rejeté en 2010 du fait des craintes des forestiers et des industriels de l’huile d’argan qui considèrent que qualifier le pastoralisme accentuerait les pressions sur la forêt. Les porteurs du projet d’IGP doivent désormais apporter des garanties de compatibilité de l’activité d’élevage avec un maintien des équilibres dans l’arganeraie. Nous proposons d’inscrire dans le cahier des charges un bouquet de 8 indicateurs de dégradation de l’arganeraie. Ce bouquet devra être éprouvé sur le terrain pour l’ajuster et concilier l’attribution individuelle d’une certification et la responsabilité collective du territoire. Si la spécificité de la viande de chevreau de l’arganier fait sens, son émergence se heurte à des visions trop sectorialisées qui oublient
que l’arganeraie est avant tout un système socio-écologique multifonctionnel base de
valorisation des pratiques traditionnelles.
Abstract The Moroccan argan forest, unique ecosystem producing an oil with international success, is considered to be a « natural » ecosystem threatened by its pastoral use. This vision is marked by misrepresentations as the argan forest of today is the result of a centuries-old cohabitation between humans, domestic animals and trees. Goat farming products are very famous in Morocco for their remarkable properties. But a PGI certification applied for the argan kid met was rejected in 2010 because of the fears of the foresters and argan oil firms who consider that qualify pastoralism would increase the pressure on the forest. The PGI project leaders must now show that the breeding activity is compatible with maintaining the ecological balance in the argan forest. We propose to include into the specifications a bunch of 8 indicators of degradation of the argan forest. Such indicators will have to be tested in the field to adjust and reconcile the individual allocation of certification and the collective responsibility of the territory. If the specificity of argan kid meat makes sense, its emergence is facing too sectorial visions forgetting that the argan forest is a multifunctional social-ecological system basis for traditional practices valuation.
Année de publication 2019
Discipline
  • Ecologie
  • Agronomie
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Controverses sur la nature du maquis et sur ses qualifications en ressource pastorale

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  • #05
Résumé Le maquis corse a constitué pendant longtemps un éventail de ressources diverses pour les communautés villageoises. Suite à l’effondrement, au milieu du siècle dernier, des systèmes agro-pastoraux, le maquis a perdu ses usages mais s’est étendu à la quasi-totalité des espaces ruraux. Cette formation végétale est aujourd’hui assignée à des fonctions paysagères valorisées par le tourisme alors que ses derniers usages productifs font l’objet de nombreuses controverses. La définition du maquis comme ressource pastorale doit faire face à une vision naturaliste qui défend la protection de cet écosystème particulier, et, à l’opposé, à une vision agrariste qui tend à nier sa valeur fourragère. Cet article s’intéresse aux divers processus actuels de qualification du maquis, avec une attention particulière portée sur les processus de qualification en ressource pastorale. Comment, par quels acteurs, par quelles pratiques et à travers quelles justifications et quels cadres réglementaires ce milieuressource est-il aujourd’hui qualifié ? Est-il plutôt du côté de la « nature » ou de celui de la « culture » ? Comment statuer sur les légitimités respectives de qualifications souvent contradictoires ? Comment le maquis est-il ancré dans les territoires insulaires : par les pratiques productives qui lui sont attachées ou par les politiques qui lui assignent (ou lui enlèvent) des fonctions précises ? Cet ancrage permet-il une quelconque formation de valeur, et, si oui, dans quels domaines ? Quelle est la place de l’élevage pastoral dans cet ancrage ?
Abstract The Corsican “maquis”, a typical type of vegetation linked to Mediterranean climate and agro-pastoralism, has represented for a long time a broad range of resources for local village communities. In the middle of last century, following the collapse of the agro-pastoral systems, management practices in the “maquis” have vanished whereas the “maquis” itself expanded into almost all rural areas. It is now considered as a the emblematic landscape of Corsica, valued through tourism. Its last productive uses are subject of many controversies: the definition of “maquis” as a pastoral resource is challenged, on the one hand, by a naturalist approach that claims for the protection of this particular ecosystem, and on the other hand, by an agrarian approach that tends to deny its fodder value. This paper examines the current processes of qualification of the “maquis”, but focuses on qualification as a “pastoral resource”. How, by whom, through which practices, justifications and regulatory frameworks, is this resourceenvironment qualified today? Does it rather belong to «nature» or to «culture»? How can one draw conclusions when different qualifications, that are all well-founded, are often contradictory? How is the “maquis” anchored in the different island territories: through productive practices or public policies that assign (or deny) its specific functions? Does this anchoring provide an added value to the island territories, and, if so, in which domains? What is the place of pastoralism in this local integration?
Année de publication 2019
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