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Gender relations in the Malagasy context are often conceptualised in terms of complementarity with a relative denial of the existence of overt male dominance and female oppression and a marked insistence on female superiority. Nevertheless, the diversity of the representations of gender relations in the different regions of Madagascar does not always reflect this generalised pattern, which points to the necessity of a contextual analysis of the representation of men and women and the power relations that structure their interactions. The present study focuses on the notions of masculinity and femininity as well as the power relations between men and women in a selection of Malagasy folktales that were written and published from the 19th century to the present and the contemporary performance of oratory discourses by orators from Antananarivo and Paris. Drawing on surveys and interviews with a selection of storytellers and orators, as well as the observation of storytelling and oratory performances, the study highlights the ways in which gender differences are translated into gender inequality, which tend to limit the possibilities for female empowerment. The main arguments that are presented in the research stress the prevalence of male dominance and female subordination as can be observed in the variety of the male and female characters’ experiences in the selected folktales and the current experiences of female orators in the field of oratory performance. Two possible itineraries for female empowerment are explored based on contemporary storytellers’ perceptions and representations of gender in their works and the audience’s responses to the latter.
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A quelle protection sociale les habitants du Sud de Madagascar ont-ils effectivement accès ? Alors que la politique nationale de protection sociale est en pleine reconfiguration à Madagascar, le taux de couverture de la population reste très faible et les dispositifs diffèrent largement d’une région à l’autre. Nous proposons la notion de système local de protection sociale, ou SLPS. Composante du système socio-écologique local, le SLPS produit et régule les pratiques de protection sociales accessibles au niveau local. Il est le produit d’interactions sociales multiples, régulées par les rapports sociaux encadrant les règles de réciprocité et de pouvoir. A partir de données empiriques originales, cette étude vise à caractériser les formes prises par le système local de protection sociale en pays Tandroy, région particulièrement vulnérable du Sud de Madagascar, et à étudier les inégalités d’accès à ce système, en fonction de caractéristiques socio-économiques-clé. Nous montrons que le système local de protection sociale est caractérisé par une double intégration, à la fois dans le système national de protection sociale et dans le système socio-écologique local qui implique d’une part que le système local de protection social peut varier d’une localité à l’autre, au gré des acteurs en présence, des normes sociales et des trajectoires locales et, d’autre part, la présence au sein du SLPS d’asymétries socioéconomiques et de pouvoir produites par le jeu social local. Afin de cerner les pratiques socialisées de protection non seulement formelles mais aussi informelles, nous avons mobilisé l’approche des réseaux bimodaux, issue de l’analyse des réseaux sociaux, afin d’identifier l’ensemble des médiations socialisées d’accès aux ressources de protection, à la fois interpersonnelles et organisationnelles. Pour étudier les SPLS de cette région, nous mobilisons des données originales, combinant les échelles d’observation (diagnostics systémique, enquêtes-ménages et récits de vie), mixant les méthodes qualitatives et quantitatives, et contenant un module spécifique pour capter le réseau bimodal de protection des conditions de vie. Nous établissons les caractéristiques des systèmes étudiés : les fokontany étudiés sont des systèmes socio-écologiques ouverts, caractérisés par une ouverture économique et une intégration via l’aide, qu’elle soit privée (karama) ou liée à l’appui de l’urgence et du développement. La régulation locale est hybride, associant les structures sociales héritées (clans, lignages) et des modes de gouvernement imposés par l’Etat. En outre, les systèmes considérés sont particulièrement vulnérables expliquant que les trajectoires de déclin ou de stagnation dominent largement, dans les récits de vie recueillis. Mais ces fokontany sont aussi marqués par d’importantes inégalités socio-économiques, liées en particulier à l’histoire de peuplement, qui influence largement le statut social des clans et lignages. Deux catégories apparaissent particulièrement vulnérables : les femmes et les ouvriers du sisal. Ces caractéristiques des systèmes socio-écologiques locaux influencent les mécanismes de protection sociale accessibles aux populations des fokontany. Les personnes combinent les différents types de pratiques pour pouvoir faire face aux multiples chocs subis : les pratiques individuelles (désépargne, désaccumulation, migration) sont complétées par les pratiques socialisées. Parmi ces dernières, les pratiques interpersonnelles horizontales (recevoir de l’aide dans une relation réciproque entre personnes qui se ressemblent) font souvent l’objet de dons en nature ou sous forme de soutien moral. Elles atteignent toutefois vite leurs limites dans un contexte de grande vulnérabilité, où les chocs covariants sont très prégnants, et de grande pauvreté, où les amis, familles, et voisins, sont souvent eux-mêmes en difficulté. Les liens avec des relations éloignées géographiquement (karama), économiquement (mpanarivo) ou socialement (personne ayant un statut social élevé, ou organisation) apparaissent comme nécessaires. Elles permettent d’apporter des ressources complémentaires (conseils, aide monétaire, prêt de matériel technique, de denrées) à celles drainées par le réseau de relations horizontales. Toutefois ces relations ne sont pas à la portée de tous (les plus pauvres ne peuvent partir en karama, on leur consent moins facilement une aide monétaire, ils ont moins accès à l’aide extérieure). De plus ces relations asymétriques sont potentiellement coûteuses dans la mesure où elles entretiennent des liens de dépendance durables favorisant la reproduction socio-économique. C’est là un enseignement majeur de cette étude : l’ambivalence des SLPS qui, s’ils protègent, peuvent aussi enfermer.
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Des horreurs de l’esclavage jaillit une lumière issue de la résistance d’hommes, de femmes et d’enfants, qui choisissent la liberté à la servitude : le maronage. Ce phénomène marque Bourbon dès les origines. Le débarquement en novembre 1663 des 10 premiers Malgaches qui accompagnent Louis Payen et un autre Français en inaugure déjà les premières pages. Dès leur arrivée, les esclaves essaient de tuer leurs maîtres et se réfugient dans les hauteurs de l’île. Les premiers habitants pérennes de l’île en sont donc aussi les premiers Marons. De cet acte fondateur vont suivre pratiquement deux siècles de maronage avec des milliers d’esclaves. Ces derniers construisent au fil du temps un « royaume de l’intérieur » par opposition au gouvernement esclavagiste du littoral. Des chefs et rois historiques de cette société sont pour la plupart déjà connus. À leurs côtés, les recherches les plus récentes de ces dernières années, grâce notamment à l’onomastique, mettent en lumière d’autres figures avérées historiques telles qu’Anchain et Pitsana, le plus souvent transcrit « Pitre ». L’étude des noms constitue aussi un outil fondamental pour éclairer les traces de l’épopée marone. L’héritage des Marons qui met en avant la transmission de valeurs fondamentales telles que la liberté, le courage et la résistance se dit et s’étudie grâce à sa patrimonialisation via les empreintes laissées par divers toponymes et anthroponymes de l’Ile de La Réunion. Et pour aller plus loin et cerner de manière plus précise les caractéristiques du grand maronage à Bourbon, l’histoire de Madagascar offre aussi, de manière inédite, un éclairage précieux. L’existence notamment de grandes sociétés marones bien organisées comme celle des Bemihimpa malgaches éclaire les conditions d’émergence des communautés marones de Bourbon et les configurations qu’elles ont prises.
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Cette recherche en sociologie du genre vise à comprendre la rareté de femmes arbitres à la Fédération Malgache de Volley-Ball (FMVB). Elle a pour problématique l'articulation entre pratiques professionnelles d'arbitrage et normes des identités sexuées de la société malgache. Faute de travaux existant portant sur genre et sport à Madagascar, la démarche procède d'une enquête exploratoire. L'approche institutionnelle et statistique met en évidence un double plafond de verre, bloquant la formation des femmes à l'arbitrage, puis leur promotion de carrière. L'approche qualitative interroge sur ces faits des arbitres femmes (8) et des cadres ou dirigeants sportifs (17 dont 14 hommes) par entretien, des volleyeuses de Tananarive (222) par questionnaire. Toutes les réponses convergent sur les faits mais les interprétations divergent : les arbitres femmes dénoncent des procédés discriminatoires et la domination masculine qu'elles affrontent ; les dirigeants légitiment leur gestion en se prévalant des normes et valeurs patriarcales de la société malgache ; d'autres cadres hommes se dissocient de ces positions et d'autres Fédérations favorisent l'arbitrage féminin, jusqu'à l’international. Les réponses des volleyeuses viennent prouver leur disponibilité pour le sport, expriment en majorité une conception égalitaire de l'arbitrage et un quart déclarent souhaiter devenir arbitre. Bien que la fin des discriminations de la gestion arbitrale à la FMVB semble dépendre de rapports de pouvoir internes, l'enquête montre l'émergence de mobilités de genre dans le milieu sportif malgache, les femmes arbitres y ayant notamment conquis de nouvelles prérogatives publiques et démocratiques.
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70 liaison énergie-francophonie dégradation des terres et pauvreté Des liens complexes isabelle.droy@ird.fr Analyser les liens entre la dégradation des terres et la pauvreté nécessite une approche qui prenne en compte la complexité des situations, afin d'éviter les lieux communs et les raccourcis rapides. Les questions soulevées par cette thématique peuvent être rassem-blées en deux groupes : • on le sait, la dégradation des terres est, dans la plupart des cas, provoquée par des activités humaines conjuguées à des facteurs environnementaux enclenchant des dynamiques négatives. Quels sont alors les changements démographiques, socio-économiques ou environnementaux qui enclenchent ces dynamiques régressives ? • Comment la dégradation des terres affecte-t-elle particulièrement les populations pauvres et aggrave-t-elle les inégalités ? Et, au-delà de cette catégorie très englobante des « pauvres », y-at -il des groupes plus exposés selon leur statut, leur genre, leur âge et leur type de moyens d'existence ? La pauvreté dans les zones arides, des réalités multiples Les définitions et mesures de la pauvreté sont diverses et difficilement réduc-tibles à la pauvreté monétaire qui reste cependant l'indicateur le plus utilisé. Selon cette mesure, le seuil de pauvreté se situe à 1,90 $/jour/personne en parité de pouvoir d'achat. Cet indicateur a l'avantage de permettre des com-paraisons internationales et d'avoir un repère chiffré pour la réalisation des Objectifs du développement durable, dont le premier pour 2030 est d'élimi-ner l'extrême pauvreté (dont le seuil est de 1,25 $/jour). Cet indicateur moné-taire ne doit pas masquer que la pauvreté se manifeste sous de nombreuses formes, notamment la faim, la malnutrition, des conditions de vie difficiles ou encore le sentiment d'exclusion et le non-respect des droits humains. Les aspects qualitatifs et multidimensionnels de la pauvreté ont d'ailleurs fait l'objet de nombreuses recherches ces dernières années, permettant l'élabora-tion de différents indicateurs composites, dont le plus connu est l'indicateur de développement humain (IDH) 1. L'enjeu est d'importance, puisque 90 % de la population vivant dans les zones sèches est originaire de pays à déve-loppement humain moyen ou faible, essentiellement localisés en Afrique et en Asie (UNDP, 2017). Et, malgré l'urbanisation et la diversification des activités, une majorité de la population dépend directement de l'état de l'écosystème et de leur capital naturel (sols, eau, biodiversité) pour ses moyens d'existence. 1. L'DH est un indice composite compris entre 0 et 1, regroupant l'espérance de vie à la naissance, la durée de scolarisation et le revenu national brut par habitant. isabelle droY isabelle droy, titulaire d'un doctorat en Économie du développement, est Chargée de recherche à l'ird, au sein de l'unité mixte internationale résiliences (umi 236, ird-CireS abidjan). Ses thèmes principaux de recherche portent sur la vulnérabilité et la résilience des sociétés rurales dans un contexte d'incertitudes et de chocs écono-miques et/ou climatiques, en afrique de l'ouest et à madagascar, avec une attention particulière sur l'analyse des inégalités de genre sur la vulnérabilité des femmes. elle mène aussi des recherches méthodologiques sur les observatoires socio-économiques avec le montage d'observatoires ruraux à madagascar et en Guinée.
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En milieu rural malgache, la terre constitue le principal moyen d’existence des paysans. Toute la vie des ménages est centrée sur l’exploitation agricole, qui mobilise hommes et femmes, membres de la famille et de la communauté comme main-d’œuvre. Mais depuis quelques décennies, particulièrement dans les régions des Hauts-Plateaux, les parcelles cultivables, héritées et partagées depuis plusieurs générations, deviennent de plus en plus exiguës. Les revenus agricoles ne permettent donc plus aux familles de subvenir à leurs besoins fondamentaux. Ainsi, face à la menace d’insécurité alimentaire, aux besoins croissants de ressources monétaires (éducation, santé, etc.), aux risques liés aux parcours de la vie et à l’exploitation agricole, les ménages sont contraints de diversifier leurs sources de revenu. Pour avoir davantage de revenus monétaires, ils vendent leur force de travail hors de l’exploitation familiale. Les modes d’organisation économique se trouvent alors modifiés et les ménages doivent opter pour de nouvelles stratégies à court, moyen ou long terme dans leurs activités productives. Ce travail de thèse analyse, pour deux communes rurales des Hauts-Plateaux, la mise en œuvre des différentes stratégies à travers les structures des ménages et les réseaux de solidarités intergénérationnelle et communautaire. La recherche montre que l’organisation actuelle des activités permet d’assurer à la fois la continuité de l’exploitation agricole, la survie de la famille et la cohésion sociale.
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Ce texte concerne le pouvoir humble de femmes audacieuses. En Anôsy, au sud-est de Madagascar, les opportunités d'obtenir des positions d'influence se sont multipliées pour les femmes, dans le contexte de la démocratisation et de la globalisation. Pourtant le pouvoir qu'elles acquièrent est toujours ambivalent. Les femmes d'Anôsy partagent avec les descendants d'esclaves une humilité incorporée. L'examen de la trajectoire de deux femmes puissantes suggère que les femmes peuvent devenir de " grandes femmes " au prix d'une conversion de la honte en autorité et de l'inversion de certaines valeurs attachées au devenir puissant des hommes ordinaires.
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A Tananarive, capitale de Madagascar, une proportion importante de citadins est d'ascendance servile. Ces « descendants d'esclaves » forment un groupe subalterne en situation très défavorable socialement, politiquement et culturellement. Dans l'organisation sociale et spatiale de la ville, ce statut constitue à la fois un stigmate majeur et un puissant élément structurant, quoique faisant l'objet d'un non-dit massif. Le présent texte s'intéresse à la place accordée à ce phénomène dans les œuvres littéraires merina des dernières décennies qui ont pour cadre la ville : romans, nouvelles, bandes dessinées, paroles de chanson. La démarche adoptée est celle de la géographie sociale. Les descendants d'esclaves sont souvent des figures absentes ou mises en invisibilité dans ces œuvres, en particulier les femmes. Le recours à l'euphémisme pour les évoquer constitue par ailleurs un procédé fréquent. Toutefois, la littérature présente depuis les années 1990 un tournant social qui consiste à ériger des descendants d'esclaves en personnages principaux, lesquels sont alors présentés comme des victimes d'un système injuste et en faveur desquels les auteurs semblent établir un plaidoyer. Toutefois, l'examen de la position sociale de ceux-ci, elle-même très favorable et extérieure à ce groupe subalterne conduit à relativiser la portée de la dénonciation ainsi produite et à constater des formes d'essentialisation des personnages. De ce fait, les œuvres étudiées continuent, d'une certaine manière, à perpétuer un ordre social urbain hiérarchisé et figé.
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L’étude présente divers cas d’impacts démographiques et sanitaires des grandes crises économiques, politiques, épidémiologiques et climatiques qui se sont produites en Afrique sub-Saharienne depuis 1960. Les paramètres étudiés sont la mortalité de l’enfant, la fécondité des femmes, l’urbanisation, le niveau d’instruction des adultes, la nuptialité, et la taille adulte des femmes. Les données proviennent pour l’essentiel des enquêtes démographiques et sanitaires (DHS surveys). L’approche est une perspective historique, et les évolutions africaines sont replacées dans le cadre des évolutions correspondantes de l’Europe au 19ème et 20ème siècle. Les diverses crises africaines, très particulières, ont en effet induit des inversions de tendance des paramètres étudiés: hausse inattendue de la mortalité (11 pays), baisse inattendue de la fécondité (2 pays), perturbations de l’urbanisation (2 pays), baisse du niveau d’instruction (2 pays), et baisse de l’âge au mariage (2 pays). Certains pays en crise sévère ont cumulé les handicaps, en particulier Madagascar, le Rwanda, et la Zambie. Pour ce qui concerne l’anthropométrie, c’est la majorité des pays qui ont été touchés par la réduction de la taille des adultes, hormis les pays les plus riches d’Afrique australe et les pays du Sahel moins vulnérables à ce risque. Pour ce qui concerne la nuptialité, il convient d’ajouter les énormes changements qui se sont produits ces dernières décennies en Afrique australe, dus à une profonde crise sociale.
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Une biblio au format Zotero :
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Theo, Guillem, Amale